Breakfast with the Germans at the 2019 Annual Meetings



** English version below **


Sept conseillers économiques en chef se sont réunis pour un petit-déjeuner de travail le samedi 19 octobre 2019. Ce petit-déjeuner s’est tenu à la fin d'une semaine des assemblées annuelles du FMI/BM chargée, juste avant l'événement phare sur l'État de la région Afrique. Aussi, ça a été une occasion pour des nouveaux membres du réseau des économistes en chef africains, de se rencontrer et de rencontrer le conseiller économique en chef allemand, M. Lars-Hendrik Röller.


Les conseillers ont tous compris la souplesse inhérente à leur emploi du temps afin de répondre aux besoins de leurs chefs d’État. Une demi-heure a été suffisante pour commencer à révéler les points communs dans la manière dont les conseillers s'acquittent de leurs rôles et voient leur mandat.

Les économistes en chef des gouvernements ne sont souvent pas les décideurs, mais ceux qui apportent une contribution technique précieuse au processus décisionnel. Selon l’expérience de M. Röller, l’influence d’un conseiller économique sur les décisions politiques dépend du degré de confiance qu’il a acquis du chef de son État ou de son gouvernement. Pour que les conseils techniques soient efficaces, le chef doit faire confiance à sa source. Les conseillers s'emploient à créer et à entretenir cette confiance, et doivent être en mesure de démontrer en quoi leurs solutions techniques aideront un dirigeant à atteindre ses objectifs politiques. Les conseillers s’acquittent de cette tâche tout en occupant un rôle non- opérationnel au sein du gouvernement. Ils ne sont pas le ministre des Finances ou du Développement. Ils ne sont pas les gouverneurs de la banque centrale. Pourtant, leurs points de vue sur l'économie peuvent avoir une influence directe.


La plupart des conseillers ont convenu que le plus grand défi venait du fait que le discours politique pouvait parfois être en conflit avec le meilleur conseil économique. Lars-Hendrik Röller a déclaré que, même s'il n'avait aucune influence sur les priorités politiques, il les incluait dans ses conseils et présentait des options économiques au sein de ces priorités politiques au chancelier. Cet exemple, ainsi que quelques questions/réponses et des échanges instructifs, ont rapidement montré que les conseillers font face à ces défis de manière universelle: de l’Angola à l’Eswatini, de l’Allemagne à la Zambie. Lars Hendrik Röller a également précisé que la coopération avec l’Afrique était une des priorités de l’Allemagne. Il a mis en exergue le programme « Compact with Africa » en cours avec l’Afrique et la prochaine présidence du Conseil de l’UE par l’Allemagne, où une politique globale pour l’Afrique sera un thème important.

Cela a fait du petit-déjeuner de travail un moment particulièrement opportun pour les conseillers. Ils partagent l'expérience d'un travail unique et stimulant. Leurs pays partagent des objectifs importants qui figurent en bonne place dans l'agenda politique international. Lorsqu'une partie importante de leur mandat consiste à présenter à leurs dirigeants des options économiques viables, les échanges entre pairs peuvent constituer un forum important pour commencer à explorer les possibilités. Le petit-déjeuner s'est terminé sur la promesse de nouvelles voies pour un tel échange. M. Röller a proposé d'organiser une réunion du réseau des économistes en chef des gouvernements africains à Berlin l'année prochaine.



** English version **


Seven chief economic advisors met over breakfast on Saturday 19th October. The breakfast took place towards the end of a busy week of IMF/WB annual Meetings, just before the flagship State of the Africa Region event. It was an opportunity for new members of the African Chief Economists of Government network to meet one another, and for the network to meet with the German chief economic advisor, Lars-Hendrik Röller.


Time was short. Advisors all understood the flexibility built into their schedules in order to be responsive to their heads of state’s needs. In this case a call was waiting. Nevertheless, half an hour was enough to begin to reveal commonalities in how advisors carry out their roles and see their mandates.


Chief economists of government are often not the decision makers, but the ones providing valuable technical input into the decision-making process. According to Mr. Röller’s experience, the influence of an economic advisor on policy decisions depends on the level of trust he or she has earned from the respective head of state or government. For technical policy advice is to be effective, the leader must trust its source. Advisors work to build and maintain this trust, and must be able to demonstrate how their technical solutions will help a leader achieve his or her political goals. Advisors do this while occupying an amorphous role in government. They are not the Minister of Finance or Development. They are not the Governors of the Central Bank. Yet their views on the economy can be directly influential.


Most advisors agreed that the biggest challenge is when the political narrative is in conflict with the best economic advice. Lars-Hendrik Röller recounted that while he has no influence on political priorities, he includes them in his advice and presents economic options within these political priorities to the chancellor. This example and a few other questions, answers and the promising back-and-forth quickly demonstrated that advisors face these challenges universally: from Angola to eSwatini to Germany to Zambia. Lars Hendrik Röller also made it clear that engagement with Africa is high on Germany’s agenda. He highlighted the ongoing Compact with Africa and Germany’s upcoming leadership of the council of the EU, where a holistic Africa policy will be an important theme.


This made the breakfast meeting an especially opportune moment for advisors to meet. They share experience of a unique and challenging job. Their countries share important goals that are high on the international policy agenda. When an important part of their mandate is to present their leaders with viable economic options, exchanges amongst peers can be an important forum to begin to explore possibilities. The breakfast meeting ended with the promise of further avenues for such exchange. Mr Röller proposed an Africa Chief Economists of Government network meeting in Berlin next year.

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